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Jeudi 11 septembre 2008
Pas très disert je conviens ces derniers jours.
Mais à quoi bon se lamenter sur son sort n'est-ce pas !
 
Et puis il n'y a pas que de mauvaise nouvelles.
Par exemple l'annonce de la retraite de Le Pen. C'est pas beau ça hein, franchement. On y croyait plus.
Ce n'est pas que ça va me remplir le frigo mais je suis content quand même.
Mais bon, après l'infanterie lourde, il y a maintenant la Marine ! Le FN ne coulera donc pas encore.
 
Il y a aussi la Française des jeux qui nous offre un troisième tirage par semaine du Loto. Le lundi deviendra donc également jour d'espoir !
C'est vrai que c'était quand même un peu long cette attente du Samedi au Mercredi.
Et puis c'est une bonne idée d'arrondir la grille à 2 euros. Fini les problèmes de monnaie.
Cela ne fait après tout que 65 % et des broquilles d'augmentation.
Merci la Française !
 
Je profite également de ce billet pour lancer un appel à  Wim Delvoye, cet artiste Belge qui sait si bien peindre les dos. (voir photo)
L'oeuvre peinte sur celui d'un jeune Suisse a été vendue 150 000 euros à un collectionneur Allemand.
Alors Wim c'est quand tu veux, à ce prix là tu me tatoue ce que tu veux ou tu veux.
Cela me rappelle bien sûr le film avec Gabin et de funès, le tatoué je crois que cela s'appellait tout simplement.
Non mais vraiment !
 
A part ça j'ai encore payé mon litre de carbu 1, 45 euros.
Vous y comprenez quelque chose vous ? Le baril est redescendu en dessous des cent dollars et le prix à la pompe n' a presque pas diminué !
J'ai lu trois fois l'article sur le sujet dans Libé ce matin et je ne capte toujours pas.
Il y était question des marges sur le raffinage, des disparités entre le dollar et l'euro, de la surproduction de l'opep, de la spéculation, des menaces terroristes et écologiques sur certains sites .... bref, du grand n'importe quoi !
Bien d'autres l'on dit et fait avant. Si tu veux enfumer le peuple, ne lésine pas, choisis ce qu'il y a de plus gros, de plus énorme et mieux ça passera. Eh bien voilà, un vrai cas d'école !

Chouette, chouette, chouette tout ça ....

.
Par Eric - Publié dans : Actualité - Communauté : Les papas blogueurs...
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Lundi 8 septembre 2008
La rentrée de SamSam, le plus petit des super grands héros, chez Pomme d'Api et son dernier numéro.
N a adoré cette classe à fabriquer soi même et a passé une bonne partie du dernier samedi à jouer avec.
Vous pouvez retrouver Samsam sur www.samasam.fr. Après inscription gratuite sont proposés quelques vidéos,jeux et coloriages





















Dimanche en photos

 
 
Par Eric - Publié dans : quotidien - Communauté : Les papas blogueurs...
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Samedi 6 septembre 2008
Donc nous voilà reviendus comme dit Tazounette.
Pas de gaieté de coeur je peux vous assurer. Rentrée à angles aigus.
Et puis les retrouvailles avec Strasbourg sont de moins en moins joyeuses. Cette ville me lasse.
A la fois je m'y sens chez moi parce que cela fait vingt cinq ans que j'y vis et que ce sont les seules racines que j'ai. Les vingt premières étant un peu éparpillées au gré des vents.
En même temps je commence à ressentir une certaine distance avec ces lieux.
Pour le moment il y a de toutes façons N qui me retient attaché ici.
 
C'est important les racines. Elles symbolisent l'idée de continuité.Elles disent notre histoire et les lieux sont un peu porteurs de notre mémoire.
Je peux parcourir ici physiquement les ving cinq dernières années de ma vie.
Des rues, des maisons, des immeubles, des cafés, des quartiers témoignent de mon passage.
Je ressens d'autant l'importance de ce lien que celui qui me relie au vingt premières années me manque.
Il me manque comme manquerait une pièce d'un puzzle laissant un trou dans le paysage.
Je me souviens de la pièce manquante mais je ne peux pas la voir, la toucher, me promener autour.
Y'avais pas le numérique à c't'époque mes braves gens !
De N par exemple, depuis ses premières heures jusqu'à aujourd'hui il doit bien y avoir entre sa mère et moi et la famille autour au moins dix milles photos.
Si le gamin se pose la moindre question un jour il n'aura qu'à se plonger dans cette base de données illustrant sa vie ! Cela ne dit pas tout mais cela parle quand même.
 
Donc c'est la rentrée !
Alors ces vacances ? C'était comment que c'était ? J'en ai lu quequesz'unes qu'aimaient pas trop ça :-)
Bon moi c'était bien. Si je me faisais un peu moins la gueule, ce serait encore bien mieux !
Vis cool man !
 
N a appris à nager, à faire du vélo et à lancer le freesbee et les escargots. Pas peu fier de toutes ces succès ! 
Il y a eu des chateaux de sable, des tours de manège et de brouette, des plongeons, des séances de maquillages, des marchés aux puces, des courses dans des ruines moyen âgeuses, des promenades dans la nuit étoilée, des glaces dégoulinantes, des barbes à papa collantes, des rires, des larmes, des bouderies, des câlins et ... quelques  léchouilles de chien. Un peu de légèreté et d'insouciance.
L'ex à aussi pété sa durite comme annoncé.
C'était aux alentours du 20.
Comme d'habitude je suis tombé dans le panneau et me suis mis en colère.
"Tu me prend mon fils pendant un mois complet" qu'elle m'hurlait presque aux oreilles !
Si N ne voulait pas lui parler ou se montrait parfois peu loquace c'était ma faute et celle de mes parents. Je le contraignais et l'influençais dans ce sens.
J'ai vraiment vu rouge quand après nous être copieusement engueulés elle a rappellé et demander à parler à N. Je passe le combiné au petit tout en restant à proximité, une oreille sur la conversation. Je n'ai pas l'habitude d'écouter ses échanges avec sa mère mais là je pressentais l'enfume. J'entend alors la maman fondre en larme et lui dire "maman est si triste, tu me manques tellement, tu vas me remonter le moral hein mon chéri. ..."
J'ai vu le visage de N se voiler et des larmes on coulé sur ses joues. Il m' a tendu le combiné sans répondre.
Moi j'ai répondu.
Je vous fais grâce de ce que je peux penser !
 
Bonne nouvelle pour les cigales qui on célébré dignement et très mesquinement mon départ par une minute de silence. Du silence enfin ! : -)
Bon je trouve qu'elles poussent un peu loin le bouchon. Ce que je fais ressemble quand même parfois à de la musique !
Si si ...
 
 .
Par Eric - Publié dans : vacances - Communauté : Les papas blogueurs...
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Vendredi 5 septembre 2008
Ho hé du blog il y a quelqu'un ?
C'est la rentrée, coucou, on se réveille !
 
Je dois convenir que ça patine un peu dans les starting block depuis lundi matin, jour de notre retour.
Les vacances ce devrait être comme à la cantine avec rab à gogo.
 
Je m'en vais déjà aller vous lire un peu. J'ai finalement peu écrit et peu fréquenté le web au cours du mois passé.
Pas par manque d'envie ou d'inspiration. Il y a seulement que l'accès à l'ordi de mes parents était moins aisé, moins naturel qu'ici.
Qu'est-ce que vous voulez, on a ses petites habitudes ...

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Par Eric - Publié dans : quotidien - Communauté : Les papas blogueurs...
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Lundi 11 août 2008
A notre approche une fumée noire s'élève à flanc de montagne au dessus de la forêt. Des véhicules de pompiers et de la sécurité civile sont en attente le long de la route étroite qui mène au lieu de notre promenade.
Pas de chance pour le coup !
Dans le ciel les silhouettes vrombissantes des canadairs qui plongent dans la fournaise et se redressent rapidement après avoir déversé leur nuage de poudre rouge ou blanche.

Quel spectacle n'est-ce pas !
La curiosité est humaine et ce qui se déroule en ces instants sous les yeux est suffisament impressionnant pour attirer l'oeil et l'attention.
Il y a ainsi de nombreuses personnes ici et là, tête levées, les mains en visière ou tenant à bout de bras des camescopes braqués sur ce coin de ciel et de montagne enfumée.
Jusque là ce n'est pas bien méchant  et cela accomodera  les conversations du soir autour de l'apéro. Bien sûr si un des avions avait eu l'heureuse idée de se crascher c'eut été bien mieux. Si le corp du pilote éjecté dans l'explosion avait également été assez inspiré pour se disloquer en direct dans le bleu noirci du ciel, c'eut été carrément plus mieux ...

Mais de la curiosité au voyeurisme il y a une frontière que certains franchissent très allègrement, piètinant sans état d'âme toute idée de décence ... ou de prudence.

C'était le cas hier le long de cette route étroite pouvant tout juste laisser passer deux véhicules.
Il y en a qui s'arrêtent là, sur la chaussée, au hasard et sans crier gare, comme ça, comme on poserait un vélo au bord d'un chemin, sans feux de détresse et sans précaution, obligeant les autres véhicules à d'audacieuses embardées. Ils descendent, s'avancent sur la route, indifférends à la circulation klaksonnante, aux appels de phares, cherchant une trouée dans les brousailles pour un meilleur point de vue, un meilleur angle. Et puis ils restent là à fixer le ciel en attendant le passage suivant. En laissant bien sûr femmes et enfants dans les voitures.

Et voilà de bons pères de famille, sans doute bien sous tous rapports, transformés en quelques secondes par cet accès de curiosité malsaine en crétins mortellement dangereux et totalement irresponsables.

A croire que le bon dieu à un faible pour les cons !
Réunir autant de conditions d'un carnage sans qu'il y ait le moindre accidant est en effet un vrai miracle .
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Par Eric - Publié dans : vacances - Communauté : Les papas blogueurs...
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Samedi 9 août 2008
Début, milieu, fin de semaine !
Ah l'heureux temps de vacances ou les heures insouciantes, désertant leurs repères habituels, se font nonchalentes et se laissent aller au seul gré des humeurs.

Vacancier est un bien joli métier.
Notre gouvernement serait bien inspiré d'explorer cette voie. Je suis convaincu du succès d'un vaste programme national de reconversion. Je pense qu'il y a beaucoup de vocations en sommeil et qu'il suffirait de peu choses pour les éveiller.
Tu te lasserais me rétorquera t-on ?
Que dalle tiens !
Après c'est comme tout, on a ou pas la vocation. Il y a des gens doués et d'autres non.

Pendant que j'écris, petit N. est dans la piscine. En fait, N. a élu domicile dans la picine et je ne serais pas trop surpris de lui voir pousser des nageoires avant la fin du mois !
En tous cas depuis Lundi il nage sans brassard et il n'est pas peu fier.
Il saura aussi je pense faire du vélo avant la fin du mois. Nous y  travaillons un peu tous les jours.
Mon dos est d'ailleurs très impatient qu'il y parvienne seul !

Bien, vous le savez le métier de vacancier exige une grande disponibilité et une attention de tous instants, et je me dois maintenant d'aller continuer d'accomplir ma noble tâche avec toute la conscience requise  ...

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Par Eric - Publié dans : vacances - Communauté : Les papas blogueurs...
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Dimanche 3 août 2008
Tout à l'heure à 10 heures tapantes, toc toc, je m'en vais chercher mon N.
Un mois complet, enfin presque, à se voir tous le jours, du matin au soir.
Papa à temps complet. Papa non stop.
Vingt huit jours de toi mon fils.
Vingt huit jours de tes rires, de ta voix, de tes câlins, de tes questions, de tes bouderies, de ton inépuisable énergie.
Vingt huit jours à m'occuper de toi.
 
Mais une ombre plane.
Que va nous inventer l'ex cette année ?
Cela fait deux ans qu'elle nous pourrit les fins de vacances.
L'année dernière c'étaient les dates qui n'allaient soudainement plus dans les derniers jours.
Harcèlement téléphonique, menaces, insultes. Mes parents accusés de prendre son fils en otage !
Elle prétendait n'avoir reçu ni le mail ni le sms de confirmation envoyés des semaines à l'avance.
Plainte pour non présentation d'enfant à mon arrivée avec demande de dédommagement. Par ma faute elle aurait perdu une journée sur sa réservation d'hôtel.
Ah oui, il faut bien préciser que cette histoire ne concernait de toutes façons qu'un seul petit jour.
Pas de suite evidemment après avoir présenté une copie du courrier précédemment envoyé au commissariat.
Mais qu'est-ce que c'est chiant !
 
Il ne reste plus qu'à faire la valise, emballer la guitare et ... partir en début de soirée :-)
Ah elles vont avoir une surprise les cigales. Elles ne savent pas encore ce qui les attend.
The king of trois accords débarque. Planquez vous les bestioles, ça va crisser dans les broussailles !
 
Prochain billet début de semaine.
Vous me direz qu'on est déjà Dimanche et que le début de semaine tombe demain !
Le temps passe vite comme ça chez vous aussi ? Effarant !
Ô temps , suspends un peu ton vol  ....
 
En attendant portez vous bien.
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Par Eric - Publié dans : quotidien - Communauté : Les papas blogueurs...
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Samedi 2 août 2008
J'ai trouvé l'adresse suivante proposant quelques films en streaming.
J'en ai lancé quelques uns au hasard. Certains sont d'une qualité d'enregistrement lamentable et d'autres très bien.
Hier soir j'avais besoin de quelque chose de pas trop encombrant et j'ai regardé SWAT avec Samuel L jackson et Colin Farrel.
A trier donc.
 
Dans la rubrique séries de ce site j'ai retrouvé les Happy Tree Friends !
Je n'y pensais plus. En fait on les trouve très facilement sur YouTube.
Ah les Happy :-)
Je ne sais pas si déjà vu quelque chose d'aussi mauvais goût :-)
 
Je vous en diffuse un au hasard.
Il y en a de plus ... oui celui-ci n'est finalement pas si ... comment dire ...
Eloignez quand même les enfants de l'écran ...


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Par Eric - Publié dans : Infos ressources - Communauté : Les papas blogueurs...
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Jeudi 31 juillet 2008
"Tout vient à point à qui sait attendre"
M'ouais ! Il ne devait pas chercher de boulot le Marot.
C'est frustrant la condition de chômeur. Du moins de ce que j'en vis.
Non pas tant le manque de moyens financiers, l'attente, les réponses négatives, la recherche, l'espoir, les déceptions ... Rien de très rigolo en soi mais tous ces aspects font d'une certaine manière partie du jeu.
Ce n'est pas une période facile et il faut faire avec.
 
Non, ce qu'il y a de frustrant c'est que passées les deux ou trois heures chaque matin à éplucher ( ou consulter si on a pas d'épluchoir sous la main) les annonces, répondre à des offres ou explorer le web économique local à la recherche d'infos ou de tuyaux il n' y a plus grand chose à faire.
Il y a un sentiment d'impuissance rageante à être concentré sur un objectif et de ne rien pouvoir faire d'autre pour l'atteindre que ces quelques recherches matinales.
 
Je prend beaucoup de plaisir à renouer avec la lecture, à me promener ou à écrire des billets pour le blog mais je ne peux le faire sans un arrière goût certain d'insatisfaction.
Les différentes actions du matin ne donnent pas le sentiment de devoir accompli. Le devoir sera accompli quand l'objectif aura été atteint.
 
Oui, mais que faire d'autre ?
Certains conseillent le porte à porte. A la hussarde, une pile de CV sous le bras, toc toc bonjour, devinez pour qui c'est le beau CV que voilà ! Le DRH trainerait pas dans le coin des fois ?
Le phoning ? Autre hussarderie quoique moins éprouvante mais à l'efficacité tout aussi incertaine.
Les candidatures spontanées bien sûr. "Cher monsieur, j'ai bien de l'honneur de candidater spontanément auprès de vous en vue de solliciter un emploi dans votre honorable maison"

Je pourrais aussi installer un haut parleur sur la twingo et avec un vieil ampli crachotant m'époumoner à travers les rues en lançant mon appel.
Egalement faire un lâcher d'une cinquantaine de milliers de CV au dessus de la ville.
Ou encore prendre en otage le directeur de l'ANPE et exiger que mon CV soit diffusé au JT de 20 heures. Cela me laissera toujours le temps de le peaufiner pendant au moins les dix années suivantes !
 
Soyons clairs, aucune méthode n'est à bannir. Du moins pour les premières citées.
Plus ce qu'on recherche est précis et plus facile est le ciblage et les stratégies à mettre en place.
Si vous recherchez un job de balayeur par exemple, le lâcher de CV est très recommandé. Il en effet fort à parier que vous soyez rapidement sollicité pour exercer vos talents. Le salaire ne sera guère négociable mais au moins vous aurez du boulot !
 
Autrement dit "Il n'y a pas de bon vent pour qui ne connait pas son port" pour citer Sénèque.
 
Seulement moi de port d'attache je n'en ai pas vraiment.
Je veux dire que je n'ai pas à proprement parler de métier.
J'ai commencé par une formation d'analyste programmeur et j'ai ensuite aligné trente six métiers et jobs.
Un vrai catalogue ou un métier dans chaque port pour en rester aux métaphores marines: déménageur, vendeur porte à porte, pupitreur, analyste programmeur, plongeur (ne fantasmez pas les filles, mes eaux étaient troubles et s'écoulaient en cuisine, je portais mes palmes aux mains qui s'appellent en ces lieux des gants), projectionniste, distributeur de prospectus, dessinateur de presse, gendarme auxilliaire, opérateur en usine (manoeuvre on disait avant mais c'est la même merde tout aussi assourdisante et aliénante), client mystère, enquêteur, rédacteur publicitaire, technicien commercial, formateur micro-informatique, libraire, gérant de société, webmaster, téléconseiller.
Enoncé sans ordre particulier. Certains n'ont duré que quelques semaines, d'autres plusieurs années.
J'ai exercé tous ces jobs en apprenant sur le tas, en me débrouillant avec ce que j'avais et ce qui se présentait, au feeling, au culot et avec une bonne dose de bon sens.
J'ai exercé tous ces jobs mais d'aucun je ne peux prétendre qu'il est mon métier.
 
Webmaster par exemple. J'ai fais ça quelques temps à mon compte. Je peux réaliser des sites, en faire le graphisme jusqu'à un certain point, les textes, le référencement et le suivi. Seulement quand je lis les annonces pour ce genre de job, souvent je ne connais même pas le nom des outils dont ces entreprises exigent aujourd'hui la connaissance.
Là aussi j'ai appris sur le tas. Je parviens en général toujours à ce que je veux ou voulait un client mais mes méthodes de travail ne correspondent pas au formalisme exigé d'une web agency.
J'ai beau parfois me marrer en regardant le résultat de leur travail en me disant tout ça pour ça, il n'en reste pas moins que je ne passe même pas le cap de la présélection.
 
Quand reprenant une recherche active il m'a été demandé quel était mon projet professionnel j'ai répondu que conseiller à l'emploi et à l'insertion m'inspirait.
J'en ai déjà un peu parlé sur ce blog et de l'idée que je m'en fais à travers ceux que j'ai croisé et qui font ce métier, ce job m'intéresse.
Je pense avoir le profil et le vécu nécessaires pour aider d'autres braves gens dans mon genre qui sont un peu à la ramasse.
 
Seulement après deux mois je dois bien me rendre à l'évidence. Nul en port en vue.
J'en reviens au point de départ à regarder tout et n'importe quoi et à répondre au petit bonheur la chance.
Ce qui rend les idées de phoning ou de mailing encore plus incertaines qu'elles ne le sont déjà par nature.
 
Je me rend compte également que mon âge commence à jouer en ma défaveur.
Personnellement, 45 ou 30 ans ne font pas beaucoup de différence. Je ne me sens ni jeune ni vieux. Je me sens moi. Et ce n'est déjà pas si mal.
Mais ce n'est pas moi qui m'embauche. Je l'aurais déjà fait et je billeterais en cet instant sur d'autres sujets !
Je pourrais tiens pourquoi pas citer Radiguet sur mon CV " Tout âge porte ses fruits, il faut savoir les cueillir"
Cueillez moi cueillez moi :-)
 
Et puis il y a cette béance, cette déchirure de six ans dans ma vie.
Putain six ans !
Comme dit, il faut être sorti du trou pour le voir et en prendre toutes la mesure.
Eh oui mon bon, c'est profond. Profond comme six pieds sous terre !
Mais faire semblant de ne pas le voir ne le rebouchera pas pour autant.
 
D'un point de vue professionnel, au pays du "travailler plus", du culte de la productivité et de la religion du plan de carrière je dépareille un tantinet.
Six ans de quasi inactivité c'est un peu comme une énorme tâche sur une belle chemise blanche.
Alors bien sûr j'ai un peu bidouillé le haut du CV, tiré un peu ici, allongé un peu là mais ce raccomodage de fortune a ses limites.
Et puis honnêtement cela m'ennuie et commence à me gêner aux entournures. Pas tant par souci de loyauté vis à vis d'un employeur ; j'ai un peu appris à ne pas être plus royaliste que le roi.
Mais à cette étape de reconstruction qu'est ma vie j'ai besoin d'unité, pas de m'éparpiller en différends rôles à jouer devant les uns ou les autres.
Mentir pendant l'entretien en s'inventant une histoire qui n'est pas la mienne c'est ensuite me condamner au sein de cette entreprise à cacher tout un pan de ma vie.
Et ce n'est pas seulement aux autres que je vais par le fait dissimuler ces six années, mais à moi. De petits mensonges en petits travestissements je vais peu à peu finir par vouloir gommer et effacer toute cette période et vivre dans un tiraillement perpétuel entre ce qui a été et ce qu'en j'en raconte.
On peut toujours baratiner sur quelques mois ou une année, pas sur six.
Il m'a été conseillé de ne pas évoquer cette période en terme de maladie ou dépression.
Je comprend le point de vue, mais c'est finalement à voir.
Je suis ce que je suis. "Putain, six ans ... et je t'emmerde". Dans l'esprit :-)
 
En conclusion je suis dans la cacouille !
Mais pas le moins du monde découragé ou pessimiste.
Je me dis simplement que je dois changer de point de vue ou d'angle de tir. Sortir d'un cadre qui ne me correspond manifestement pas.
En regardant les deux mois passés, le nombres d'annonces auxquelles j'ai répondu et le nombre d'entretiens obtenu je peux tout aussi bien me retrouver l'année prochaine à la même période à faire un copier/coller de ce billet si je n'adopte pas une autre conduite et un autre regard.
 
Bref, je vais mettre à profit ce mois de vacances pour rassembler tout ça et cogiter créativement ....
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Par Eric - Publié dans : jobjobjob - Communauté : Les papas blogueurs...
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Mercredi 30 juillet 2008
J'avais lu d'une traite Ténèbres, prenez moi la main de Dennis Lehane. Le genre de bouquin qu'on ne peut pas laisser tomber avant la dernière page et dont on relève la tête seulement après le dernier mot.
On se rend alors compte qu'on est encore en pyjama, pas rasé, l'air un peu hagard, les cheveux ébouriffés, le cendrier débordant et qu'on a même oublié de manger :-)
 
Sacré n'est pas une suite mais une continuité. On retrouve les deux héros, Patrick Kenzie et Angela Gennaro quelques mois plus tard encore traumatisés par les évènements de l'histoire précédente. Ils ne répondent plus au téléphone, refusent toute nouvelle affaire et passent leur temps à regarder de vieux films, à parler pour ne rien dire et boire jusqu'à plus soif.

L'histoire démarre quand ils sont kidnappés en pleine rue par les sbires d'un vieux milliardaire qui n'aura trouvé mieux que cette méthode musclée pour attirer leur attention et les convaincre de retrouver sa fille, Désirée, disparue depuis quelques semaines.
Riche et puissant Trevor Stone n'est plus que l'ombre de lui-même. Atteint d'un cancer généralisé, impotent et défiguré dans l'agression qui a coûté la vie à son épouse l'année précédente il ne lui reste que quelques mois à vivre.
La tragédie de cet homme et les 50 000 dollars qu'il offre à nos deux héros les convainquent d'accepter l'affaire et de sortir de leur retraite ...
 
J'aime bien quand démarre comme ça, simplement, l'air de rien, et que peu à peu de rebondissements en surprises  je suis entrainé dans un véritable tourbillon ou volent et virevoltent les cadavres.
C'est bien écrit, bien ficelé et l'humour de Lehane donne une touche de légèreté à cette histoire encore assez sombre. 
 
Et puis voilà. J'ai encore oublié de manger et le cendrier a de nouveau débordé.
J'ai quitté Boston tard dans la nuit après le mot fin que mon estomac a interprété lui comme le mot faim :-)
 
Sacré de Dennis Lehane, sorti en 1997 aux Etats Unis et 2001 en France chez Rivage
 
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Par Eric - Publié dans : lectures - Communauté : Les papas blogueurs...
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