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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 23:03
"Tout vient à point à qui sait attendre"
M'ouais ! Il ne devait pas chercher de boulot le Marot.
C'est frustrant la condition de chômeur. Du moins de ce que j'en vis.
Non pas tant le manque de moyens financiers, l'attente, les réponses négatives, la recherche, l'espoir, les déceptions ... Rien de très rigolo en soi mais tous ces aspects font d'une certaine manière partie du jeu.
Ce n'est pas une période facile et il faut faire avec.
 
Non, ce qu'il y a de frustrant c'est que passées les deux ou trois heures chaque matin à éplucher ( ou consulter si on a pas d'épluchoir sous la main) les annonces, répondre à des offres ou explorer le web économique local à la recherche d'infos ou de tuyaux il n' y a plus grand chose à faire.
Il y a un sentiment d'impuissance rageante à être concentré sur un objectif et de ne rien pouvoir faire d'autre pour l'atteindre que ces quelques recherches matinales.
 
Je prend beaucoup de plaisir à renouer avec la lecture, à me promener ou à écrire des billets pour le blog mais je ne peux le faire sans un arrière goût certain d'insatisfaction.
Les différentes actions du matin ne donnent pas le sentiment de devoir accompli. Le devoir sera accompli quand l'objectif aura été atteint.
 
Oui, mais que faire d'autre ?
Certains conseillent le porte à porte. A la hussarde, une pile de CV sous le bras, toc toc bonjour, devinez pour qui c'est le beau CV que voilà ! Le DRH trainerait pas dans le coin des fois ?
Le phoning ? Autre hussarderie quoique moins éprouvante mais à l'efficacité tout aussi incertaine.
Les candidatures spontanées bien sûr. "Cher monsieur, j'ai bien de l'honneur de candidater spontanément auprès de vous en vue de solliciter un emploi dans votre honorable maison"

Je pourrais aussi installer un haut parleur sur la twingo et avec un vieil ampli crachotant m'époumoner à travers les rues en lançant mon appel.
Egalement faire un lâcher d'une cinquantaine de milliers de CV au dessus de la ville.
Ou encore prendre en otage le directeur de l'ANPE et exiger que mon CV soit diffusé au JT de 20 heures. Cela me laissera toujours le temps de le peaufiner pendant au moins les dix années suivantes !
 
Soyons clairs, aucune méthode n'est à bannir. Du moins pour les premières citées.
Plus ce qu'on recherche est précis et plus facile est le ciblage et les stratégies à mettre en place.
Si vous recherchez un job de balayeur par exemple, le lâcher de CV est très recommandé. Il en effet fort à parier que vous soyez rapidement sollicité pour exercer vos talents. Le salaire ne sera guère négociable mais au moins vous aurez du boulot !
 
Autrement dit "Il n'y a pas de bon vent pour qui ne connait pas son port" pour citer Sénèque.
 
Seulement moi de port d'attache je n'en ai pas vraiment.
Je veux dire que je n'ai pas à proprement parler de métier.
J'ai commencé par une formation d'analyste programmeur et j'ai ensuite aligné trente six métiers et jobs.
Un vrai catalogue ou un métier dans chaque port pour en rester aux métaphores marines: déménageur, vendeur porte à porte, pupitreur, analyste programmeur, plongeur (ne fantasmez pas les filles, mes eaux étaient troubles et s'écoulaient en cuisine, je portais mes palmes aux mains qui s'appellent en ces lieux des gants), projectionniste, distributeur de prospectus, dessinateur de presse, gendarme auxilliaire, opérateur en usine (manoeuvre on disait avant mais c'est la même merde tout aussi assourdisante et aliénante), client mystère, enquêteur, rédacteur publicitaire, technicien commercial, formateur micro-informatique, libraire, gérant de société, webmaster, téléconseiller.
Enoncé sans ordre particulier. Certains n'ont duré que quelques semaines, d'autres plusieurs années.
J'ai exercé tous ces jobs en apprenant sur le tas, en me débrouillant avec ce que j'avais et ce qui se présentait, au feeling, au culot et avec une bonne dose de bon sens.
J'ai exercé tous ces jobs mais d'aucun je ne peux prétendre qu'il est mon métier.
 
Webmaster par exemple. J'ai fais ça quelques temps à mon compte. Je peux réaliser des sites, en faire le graphisme jusqu'à un certain point, les textes, le référencement et le suivi. Seulement quand je lis les annonces pour ce genre de job, souvent je ne connais même pas le nom des outils dont ces entreprises exigent aujourd'hui la connaissance.
Là aussi j'ai appris sur le tas. Je parviens en général toujours à ce que je veux ou voulait un client mais mes méthodes de travail ne correspondent pas au formalisme exigé d'une web agency.
J'ai beau parfois me marrer en regardant le résultat de leur travail en me disant tout ça pour ça, il n'en reste pas moins que je ne passe même pas le cap de la présélection.
 
Quand reprenant une recherche active il m'a été demandé quel était mon projet professionnel j'ai répondu que conseiller à l'emploi et à l'insertion m'inspirait.
J'en ai déjà un peu parlé sur ce blog et de l'idée que je m'en fais à travers ceux que j'ai croisé et qui font ce métier, ce job m'intéresse.
Je pense avoir le profil et le vécu nécessaires pour aider d'autres braves gens dans mon genre qui sont un peu à la ramasse.
 
Seulement après deux mois je dois bien me rendre à l'évidence. Nul en port en vue.
J'en reviens au point de départ à regarder tout et n'importe quoi et à répondre au petit bonheur la chance.
Ce qui rend les idées de phoning ou de mailing encore plus incertaines qu'elles ne le sont déjà par nature.
 
Je me rend compte également que mon âge commence à jouer en ma défaveur.
Personnellement, 45 ou 30 ans ne font pas beaucoup de différence. Je ne me sens ni jeune ni vieux. Je me sens moi. Et ce n'est déjà pas si mal.
Mais ce n'est pas moi qui m'embauche. Je l'aurais déjà fait et je billeterais en cet instant sur d'autres sujets !
Je pourrais tiens pourquoi pas citer Radiguet sur mon CV " Tout âge porte ses fruits, il faut savoir les cueillir"
Cueillez moi cueillez moi :-)
 
Et puis il y a cette béance, cette déchirure de six ans dans ma vie.
Putain six ans !
Comme dit, il faut être sorti du trou pour le voir et en prendre toutes la mesure.
Eh oui mon bon, c'est profond. Profond comme six pieds sous terre !
Mais faire semblant de ne pas le voir ne le rebouchera pas pour autant.
 
D'un point de vue professionnel, au pays du "travailler plus", du culte de la productivité et de la religion du plan de carrière je dépareille un tantinet.
Six ans de quasi inactivité c'est un peu comme une énorme tâche sur une belle chemise blanche.
Alors bien sûr j'ai un peu bidouillé le haut du CV, tiré un peu ici, allongé un peu là mais ce raccomodage de fortune a ses limites.
Et puis honnêtement cela m'ennuie et commence à me gêner aux entournures. Pas tant par souci de loyauté vis à vis d'un employeur ; j'ai un peu appris à ne pas être plus royaliste que le roi.
Mais à cette étape de reconstruction qu'est ma vie j'ai besoin d'unité, pas de m'éparpiller en différends rôles à jouer devant les uns ou les autres.
Mentir pendant l'entretien en s'inventant une histoire qui n'est pas la mienne c'est ensuite me condamner au sein de cette entreprise à cacher tout un pan de ma vie.
Et ce n'est pas seulement aux autres que je vais par le fait dissimuler ces six années, mais à moi. De petits mensonges en petits travestissements je vais peu à peu finir par vouloir gommer et effacer toute cette période et vivre dans un tiraillement perpétuel entre ce qui a été et ce qu'en j'en raconte.
On peut toujours baratiner sur quelques mois ou une année, pas sur six.
Il m'a été conseillé de ne pas évoquer cette période en terme de maladie ou dépression.
Je comprend le point de vue, mais c'est finalement à voir.
Je suis ce que je suis. "Putain, six ans ... et je t'emmerde". Dans l'esprit :-)
 
En conclusion je suis dans la cacouille !
Mais pas le moins du monde découragé ou pessimiste.
Je me dis simplement que je dois changer de point de vue ou d'angle de tir. Sortir d'un cadre qui ne me correspond manifestement pas.
En regardant les deux mois passés, le nombres d'annonces auxquelles j'ai répondu et le nombre d'entretiens obtenu je peux tout aussi bien me retrouver l'année prochaine à la même période à faire un copier/coller de ce billet si je n'adopte pas une autre conduite et un autre regard.
 
Bref, je vais mettre à profit ce mois de vacances pour rassembler tout ça et cogiter créativement ....
.

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Published by Eric - dans jobjobjob
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commentaires

Eric 01/08/2008 17:27

Merci Naisha de tes conseils et suggestions. Certains sont déjà appliqués comme les CV ciblés ou le travail avec un conseiller à travers le programme Trajectoire Emploi.Aucune raison en effet que ça ne le fasse pas ...Allez Margot, haut les coeurs. La positive attitude est en toi :-)Sandra : Le quiproquo est marrant. Content en tous cas que cela ait marché. Il suffit de peu de chose ...

Sandra 01/08/2008 12:52

Moi, tous les boulots que j'ai eu, en fait, c'étaient des candidatures spontanées ... Même que le dernier aussi, et qu'en fait, c'est tombé au moment où ils avaient posé une annonce pour trouver du monde ! Et quand ils m'avaient demandé pourquoi j'avais répondu à leur annonce, et pas à une autre, j'avais explosé de rire en disant quelle annonce, c'était une candidature spontanée pour moi ???Allez courage Eric ! Bisous

Margot 01/08/2008 09:10

héééééé béééééééééééé ! on est dans la même cacouille ! si tu trouves la recette, fais signe heing ! siteuplééééé !!!!ben vi quoi... une nana de bientôt 44 balais, qui a un trou de trois ans sur son cv (mais non son fils était grand déjà ! mais qu'est-ce qu'elle a bien pû foutre ????) et qui plus est a démissionné de l'éducation nationale.... elle est capable de quoi heing ? pffff ! Et là j'en ai marre ! j'consulte tous les matinsle site de l'ANPE, et le reste, basta !!! J'ai arrêté d'envoyer les candidatures spontanées, j'ai arrêté le phonning. J'ai claqué un fric fou là-dedans, pour queudal !!!! Je sais aussi que le boulot ne viendra pas à moi. Mais tant pis. Là, c'est du "au p'tit bonheur la chance", et ça viendra si ça vient ! Remarque que ça viendrait p't'être plus si je positivais, au lieu de me dire "encore un qui n'va même pas prendre la peine de répondre" quand je saute pour postuler sur un job ! bon allez ! c'est l'étééééééééééé ! Plein de courage pour toi Eric ;)Bises

Naisha 01/08/2008 09:07

Pas moyen de mettre un commentaire sur ton blog ce matin! Concernant
ton billet sur ta recherche d'emploi : c'est un véritable parcours du
combattant que de se réinsérer dans l'entreprise. je connais. J'ai le
même âge que toi (oui je sais je ne les fais pas mes 45 ans! :-D) et
dur dur. Essaye de te mettre en relation avec une association par le
biais de l'anpe qui aide à la réinsertion des chômeurs de longue durée.
D'une ils t'aideront pour les lettres de motivations, le ciblage des
entreprises etc.. parfois ils leur arrivent d'avoir des employeurs qui
passent par leur biais et ensuite une fois en place, ils sont là pour
te conseiller et temporiser avec l'employeur. Parce que je ne veux pas
te faire peur mais la réalité est là aussi. Quand ça fait un bail que
l'on n'a pas bossé, c'est dur de s'y remettre. On fatigue c'est con
mais vrai et puis tous les petits reflexes, les "savoir faire" et le
savoir être en entreprise sont comme déconnectés. Que tu aies travaillé
dans differents secteurs d'activités en plus de la longue période
d'inactivité peut te nuire sur un cv. Fais un cv ciblé pour chaque
secteur d'activités dans lequel tu postules. Un exemple : tu postules ds un emploi de bureau : dans ces cas là
ce n'est pas la peine d'alourdir le cv avec la manutention et la
plonge. Ton eventuel employeur pourrait penser que tu es instable.Ensuite
, essaye donc de décrocher une formation à la chambre de commerce et
d'industrie de Strasbourg; elles sont soit qualifiantes, soit
diplomantes, rémunérées et vont te permettre de remettre le pied à
l'étrier. Et là aussi, une bonne côte auprès des employeurs qui passent
par elles pour recruter. C'est le moment d'aller voir au moins pour te
renseigner car je pense que les sessions débutent en octobre. J'en ai
fait une à Rodez et j'ai obtenu tout de suite un job.. et l'Aveyron
n'est pas le bas/ haut rhin! Perso, j'ai obtenu mon poste en CDI ici dans les deux sévres 1 mois
après être allée  mettre tout par terre ce qu'il y avait sur le bureau
de la "conseillère" ANPE de La Rochelle, elle m'a dirigée vers une
association qui m'a aidée pour le cv, m'a déculpabilisée d'être au
chomage et rassurée sur mes compétences. Un matin, je consulte de bonne
heure le site anpe et je tombe sur l'annonce de mon job, je postule et
voilà. Et pourtant je cumulais moi aussi.  Pas mal de jobs à mon actif
car mon ex mutait souvent, du Nord au Sud et de l'ouest à l'Est de la
France, mon âge (43 ans à l'époque) la distance entre mon domicile et
le lieu de travail et j'étais acculée car maman célib avec une fille à
charge! Mais tu vois on y arrive! pas de raison que pour toi ce soit
différent!