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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 09:26
J'ai enfin lu le bouquin de Labro, tomber sept fois, se relever huit.
Je n'ai pas aimé du tout, si tant est qu'on puisse aimer ce genre de sujet.
 
Conclusion : riches et pauvres ne sont pas non plus égaux devant cette maladie.
 
Alors bien sûr ce bouquin est un récit personnel et ne se veut pas une étude sur la dépression. 
Mais les conditions materielles dans lesquelles il a vécu cette maladie ne rendent pas compte de ce qu'elle est et de ce qu'elle implique pour le quidam de la rue.
L'argent n'empêche pas la souffrance morale et ne rend pas sa dépression moins grave mais il l'a protégé de la spirale de la descente aux enfers.
C'est un peu comme de tomber de rollers ou de vélo et de s'écrabouiller les genoux sur le macadam avec ou sans genouillère.
Dans les deux cas cela fait mal mais on ne guérit pas aussi rapidement et facilement dans le second.
Le message d'optimisme de ce livre se veut universel et il ne peut l'être.
 
Dépression, pour le commun entraine souvent perte d'emploi et divorce.
Le chemin est assez bien balisé. Isolement, précarité, exclusion.
 
Labro se réveille un matin la bouche en fleur en redécouvrant du goût à sa tartine de miel. C'est mignon tout plein, tout autant que son séjour aux Bahamas dans les flots bleus pour se refaire une santé.
De là s'enclenche progressivement sa guérison.
 
Quand le quidam se réveille il n'a souvent lui plus ni miel ni tartine à tremper dans son jus de chaussette.
Il s'est greffé depuis le début de la maladie jusqu'à sa sortie tant d'autres problèmes que la guérison proprement dite ne se dessine pas aussi clairement et n'indique nullement le chemin de la sortie du tunnel.
"C'est par là bas. Vas-y accroche toi, ça ira mieux demain. Ce qu'il faut c'est que tu bosses .... etc"
 
C'est justement là que le bât blesse.
Parceque tous ces problèmes annexes font qu'on guérit moins facilement.
Ces années sans travailler ont bien des conséquences néfastes pour une recherche d'emploi. Tant sur la recherche elle même que sur le plan psychologique.
Cette béance sur le CV est une véritable faute aux yeux des recruteurs. Si tout le monde s'entend en privé pour comprendre ces accidents de la vie et vous offrir compréhention et compassion, le monde de l'entreprise se veut exempt des faiblesses humaines.
Et les mois et les années passant ce trou s'étend jusqu'à ne plus voir que lui.
La spirale infernale s'auto entretient et la précarité matérielle la nourrit quotidiennement.
 
Beaucoups d'éléments autobiographiques dans ces remarques.
Mais je ne suis de loin pas un cas isolé.
Le téléphone coupé, l'impossibilité d'envoyer physiquement des candidatures, des loyers de retard, les factures qui s'accumulent, la difficulté de se nourrir correctement ...
Un simple exemple. J'ai répondu à quelques offres de fonctions commerciales. Je me suis rendu compte après coup que je n'ai même plus de quoi m'habiller pour me présenter à de tel postes.
Tous ces petits soucis occupent grandement l'esprit et nouent les tripes en permanence.
Pas facile le jour d'un entretien d'en faire l'impasse et d'un claquement de doigt se métamorphoser en winner souriant !
 
Il y a des cercles dit vertueux. Il y en a aussi de très vicieux.
.

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Published by Eric - dans lectures
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commentaires

Eric 05/10/2008 00:00

Comme tu dis Cassandre, pas forcément simple ...

Cassandre 04/10/2008 15:45

Je n'ai pas lu son livre... mais je pourrais en écrire la version "pauvre"... En ce moment, je suis sur la pente ascendante, mais qui dit que je ne vais pas déraper encore ? Je préfère tenter de garder le côté positif, mais ce n'est pas forcément simple.Comme vous le dites si bien : il y a la spirale infernale qui nous sépare de tout et tout le monde : chômage, éloignement familial, séparation/divorce... etc...Il n'empêche que je lirais peut être ce livre à l'occasion, après la 20aine qui m'attendent sur l'étagère des "livres à lire"... juste pour me faire une idée de la différence que l'argent peut faire...

Eric 04/10/2008 13:31

Marail : c'est même là une dépression qui rapporte ! Rien ne se perd ! Très mauvaise langue je conviens dans cette réponse :-)

marail 04/10/2008 09:08

Je n'ai pas lu le livre, mais je crois aussi qu'une déprime de riches est loin d'etre la meme chose que pour une personne lambda. C'est presque comme si la dépression était un luxe que pouvaient se permettre certains, parce qu'ils n'auront rien perdu à la sortie du tunnel!

Eric 03/10/2008 00:41

Merci de tes mots de soutien Naisha, qui me touchent beaucoup.Je reviendrai sur le sujet plus tard. Je ne pense pas que mon discours changera dans ton sens. Peut-être même sera t-il plus dur quand je n'aurais plus de moi même à y mettre, sinon au passé ...Merci à toi Sandra de tes voeux et de tes encouragements  ...