Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

Autre liens

. Webcam Strasbourg
  ACTUALITE
EN LIGNE
. Rue 89
Le monde 
Libération 
  Le Figaro
. L'express 
  Le point
   
. HoaxBuster
. Charlatans
  Allo Streaming 
   

Pensées

« Vis ta vie comme si tu devais mourir demain. Apprend comme si tu devais vivre toujours »
Mahatma Gandhi

« Plaire à tout le monde, c'est plaire à n'importe qui »
Sacha Guitry

« Délaisse les grandes routes, prends les sentiers »
Pythagore

« N’estime l’argent ni plus ni moins qu’il ne vaut : c’est un bon serviteur et un mauvais maître» 
A. DUMAS Fils

« La richesse est un instrument dont on use, et non un dieu que l’on vénère» 
Calvin Coolidge

« Comment savez-vous si la Terre
n'est pas l'enfer d'une autre planète ? »

Aldous Huxley
11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 00:56
J'ai passé un bon moment avec ce savoureux Repas des fauves.
L'histoire se déroule en 1942 dans Paris (?) occupé, et débute quand le libraire Victor Bachelin reçoit quelques amis pour fêter les 22 ans de sa jeune épouse Sophie.
Autour de la table couverte de victuailles acquises au marché noir sont réunis le docteur Marcillac, fervent pétainiste, Claude Salmon, jeune professeur de philosophie lucide et désabusé, Françoise, farouchement anti-nazie et dont le mari, qu’elle n’aime plus est prisonnier, Jean-Louis, rendu aveugle par une blessure de guerre, et le truculent Mangicol, oncle de Sophie, un affairiste sans scrupule qui travaille avec l’occupant et l’escroque par esprit de résistance. C'est du moins ce qu'il aime à dire.
Mais ce soir promis, pas de politique !
Le repas débute dans la bonne humeur et les bons mots ; mais à peine la terrine de canard est-elle entamée qu'éclatent plusieurs coups de feu à l'extérieur.
Deux officiers nazis viennent d'être abattus sur le trottoir par la résistance, ou des terroristes, selon le point de vue.
L'immeuble est rapidement investi par les soldats allemands conduit par le glacial capitaine SS Kaubach qui exige en représaille deux otages par appartement.
Les septs amis ont le temps du film pour désigner deux des leurs.
La joyeuse soirée se transforme alors en un étouffant huit clos ou chacun va se révéler sous son véritable jour.
Peu à peu tombent les masques mondains de la respectabilité et de la bonne éducation.
Chacun va essayer de sauver sa peau en cherchant toutes les bonnes raisons pour que les autres se sacrifient.
Et à ce jeu tous les coups sont permis.
Le repas des fauves est servi.
Pourquoi pas l'aveugle ? Au point ou il en est n'est-ce pas !
L'un ou l'autre ne serait-il un peu juif ? Ce qui le désignerait forcément d'office !
Bachelin n'hesitera pas à un moment à prétendre que sa femme est enceinte et qu'étant futur soutien de famille il ne peut être désigné.
Il ne résistera pas non plus longtemps à la suggestion qu'elle aille s'offrir à l'officier SS. "Pour dépanner" dit-elle. Mais ce sera un échec.
Le menu va ainsi défiler au rythme des bassesses des uns et des autres, jusqu'à l'épilogue que je laisserai en pointillé si vous avez à l'occasion envie de voir ce film ...
 
Quelques répliques qui m'ont bien plu.
Oui, malgré la lourdeur du contexte et la dureté des thèmes abordés, le film reste très distrayant.
 
- Je n'ai écouté que mon bon coeur .
- Vous devez alors avoir l'oreille fine.
 
- Je l'avais pourtant bien soignée .
- C'est qu'elle doit alors être morte des suites de sa guérison.
 
- J'aime la vie, je suis fou de la vie ... je ne sais pas ce que je ferais sans elle .
 
- Et vous pourriez vivre avec un cadavre sur la conscience ?
- Alors sincèrement, la main sur le coeur, je préfère avoir un cadavre sur la conscience que d'être moi même un cadavre sur la conscience de quelqu'un d'autre.
 
- Un ennemi est parfois un ami qui sommeille .
- De même qu'un ami est parfois un ennemi qui somnole.
 
 
Film de Christian Jacque - 1964  d'après un roman de Vahé Katcha

Avec :
Victor : Claude Nicot -
Sophie : France Anglade - Mangicol : Francis Blanche - Docteur Marcillac : Adolfo Marsillach - Claude : Claude Rich - Jean Louis : Dominique Paturel - Françoise, : Antonella Lualdi - Kaubach : Boy Gobert

.

Partager cet article

Repost 0
Published by Eric - dans cinéma
commenter cet article

commentaires

Eric 11/10/2008 13:48

Cassandre et FD : Moi pareil aussi ! :-) Je vais aller à la bibli voir si je trouve le bouquin ...

FD 11/10/2008 12:21

Moi pareil !

Cassandre 11/10/2008 02:44

Je me demande si je ne vais pas plutôt essayer de lire le livre... mais en tout cas cet article donne envie d'en voir le film... Excellentes répliques :)