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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 14:52
Ce n'est certes pas un scoop mais ce que révèle l'évolution de notre société par le contraste qu'offre la présence et l'expérience des pères est qu'il ne suffit pas d'être une femme pour être une mère.
 
Voilà peut-être le coeur de la lutte des papas.
Ce ne sont pas seulement pour des droits de visite élargis que nous nous battons. Sans nous en rendre compte nous nous attaquons et nous remettons en question un monopole ancestralement enraciné au plus profond de notre organisation. Celui de la compétence à éduquer un enfant.
Ce n'est pas gagné ! Avant de faire admettre à une femme qu'elle n'est tout simplement pas faite pour le job il va falloir se battre !
Le rôle biologique de la femme n'a rien à faire ici. Non plus que son amour pour l'enfant.
Ce que je remet par contre totalement en question c'est le lien automatique qui continue d'être naturellement fait entre ces notions.
Il ne suffit pas d'aimer. On se l'était déjà dit à propos du couple. Cela est valable pour la fonction parentale.
 
Mardi matin, quand j'ai pris N. était glissée dans le carnet de santé une courte note manuscrite répondant à mes demandes répétées de nouvelles et d'informations concernant mon fils.
Après quelques remarques sur sa santé ceci, reproduit tel quel.
- Pipi dans la culotte. ça arrive encore. Pendant la sieste il fait en ce moment régulièrement caca dans la couche ou dans le slip s'il n'a pas de couche !
- Obéir : Il a tendance à vouloir n'en faire qu'à sa tête et a tendance à s'opposer (surtout vis à vis de moi). Personnellement je reste ferme et je ne cède pas. Je souhaite qu'il soit bien éduqué et je ne doute pas pas un seul instant que du moins sur ce point là tu as le même souhait que moi.
Cette courte missive se conclue rapidement par :
Je trouve personnellement que N. est bien dans sa peau et heureux de vivre.
Je suis très embêté pour mon fils à lire de telles inepties.
Qu'il ne soit pas propre chez elle me pose un problème et sans doute à lui plus encore car il l'est parfaitement avec moi.
Qu'à trois ans sa libre expression soit interprétée comme une forme de révolte et une opposition à la seule autorité de la maman m'inquiéte.
Qu'à cet âge si important et si déterminant son désir d'affirmation soit réduit à un rapport de force avec l'adulte ne me laisse rien présager de bon pour l'avenir à court et moyen terme.
J'ai pu en effet constater à de nombreuses reprises combien elle savait se montrer ferme et savait ne pas céder. Belle victoire ! A l'égard d'un enfant de trois ans et dans ce registre n'importe qui sait faire et c'est assez peu constructif !
N'allez pour autant pas croire que mon gamin fait ce qu'il veut lorsqu'il est avec moi. Bien au contraire en vérité.
Mais on ne dresse pas un enfant. On l'éduque, on le guide, on le respecte.
 
La seule question est comment remettre officiellement en question la compétence éducative et affective d'une mère et de celle-ci pour ce qui me concerne ?
Il faudra qu'on m'explique un jour ce qu'on entend  précisément par l'intérêt d'un enfant si dans ces situations concrètes on ne peut faire valoir aucun point de vue en matière d'éducation.
 
Je m'étais déjà fait de tels commentaires en fréquentant la crèche.
J'ai souvent été choqué par exemple de voir certaines mamans déposer les petits le matin comme on dépose sa voiture au gardien ou un paquet à la consigne.
Choqué de voir comment les enfants sont considérés par beaucoup comme des objets et non comme des individus.
Aussi combien les discours sur l'intérêt de l'enfant, son respect, ses besoins, l'attention à lui témoigner, l'amour  ... pouvaient être théoriques et se traduire dans les faits comme le simple accomplissement d'une tâche.
Les jardins d'enfant et certains lieux d'accueil sont aussi pour cela d'extraordinaires terrrains d'observation.
 
C'est un terrain miné car il n'y a aucun caractère général à mon discours. Ni à l'égard des mères ni à celui des pères.
Il illustre simplement l'évolution d'une société ou d'autres voix s'expriment et proposent d'autres modèles.
C'est un terrain miné et polémique car il prête à tous les amalgames et raccourcis.
 
 

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Published by Eric C. - dans Reflexions
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commentaires

Eric C. 11/11/2006 10:28

Si tu as une réponse à ta question, je suis tout à fait preneur :-))Et je suis très heureux d'avoir des commentaires de couples et de parents pour qui les choses se passent dans l'intelligence et la complicité et qui ont d'abord soucis de leurs enfants ....
Bon café ...A bientôtEric

Youkou de Free :0077: 11/11/2006 08:48

pourquoi tant de haine vis à vis de l'autre sexe... pourquoi tant d'incommunication?lorsque j'ai un probleme avec le papa de mon fils, je le lui dis... pares c'est à lui de voir, de peser... il y a quelques fois ou je ne suis pas d'accord avec lui, mais de communiquer et que l'enfant voit que les deux parents ne se tirent pas dans les pates est le principal nan?Enfin il est bien tôt j'ai les idées un peu dans le brouillard et le café qui refroidit, @bientôt ;)

violette 04/11/2006 11:30

eh oui... quand aurons-nous une société qui nous offrira les vrais choix ? travailler si on le souhaite, rester chez soi à éduquer ses enfants si on le souhaite ? et tout ça sans jugement, sans nous accuser de vivre sur le dos de la société (on me l'a dit !), sans nous accuser d'être une femme entretenue (on me l'a dit aussi...), sans nous accuser d'être trop possessive, sans nous accuser d'être une mauvaise mère si on laisse son enfant à la crèche, etc... une société qui nous donnerait le droit élémentaire de s'occuper de nos enfants comme bon nous semble (qu'on soit père ou mère) au lieu de nous obliger à rester en mode survie....
et bien sûr Eric, de la même façon, qui a décrété que la mère est la mieux placée pour éduquer son enfant...? Il y a des pères "maternels".... de plus en plus.
partout on constate qu'on n'éduque de moins en moins... on élève... oui, on fait de l'élevage.... on nourrit, on habille, on soigne, mais l'enfant n'a plus de référence. Un enfant devrait toujours avoir quelqu'un à disposition pour répondre à ses questions, à ses besoins élémentaires d'affection. Que cette personne soit son père, sa mère, un homme, une femme, n'a aucune importance. Ce qui compte c'est la stabilité, la sécurité que la personne va lui apporter. Je ne montre pas du doigt les parents qui font ce qu'ils peuvent. Je montre du doigt un monde qui renferme l'adulte sur lui-même, qui l'oblige à penser à sa propre survie avant de penser à l'amour qu'il peut donner à ses enfants.
Les enfants crèvent du manque d'attention, crèvent du fait d'être traités en numéros dans un système scolaire à bout de souffle. Un enfant a besoin de donner la main à l'adulte pour se construire sur son chemin, pas de donner la main à un copain de hasard pour marcher en rang par deux....
les femmes sont de moins en moins mères (pardon si je choque) parce qu'on les a masculinisées. On leur fait croire qu'elles seront reconnues si elles font la même chose que les hommes. A l'inverse les hommes ont fait tant d'efforts dans leurs foyers pour être reconnus par leurs femmes... tout ça dans l'incompréhension réciproque la plus totale. Et chacun déprime dans son coin à cause de son besoin d'être reconnu, estimé, aimé, alors chacun essaie de tirer à lui la couverture. Mais il n'y a pas à faire le travail de l'autre, il y a à trouver son propre équilibre dans ce qu'on aime faire. Il ne s'agit pas de concurrence, il s'agit d'une coopération entre des pères et des mères qui se reconnaissent mutuellement dans la fonction qu'ils aiment remplir. Or, toutes les relations entre êtres humains sont aujourd'hui réduites à des transactions commerciales basées sur la concurrence (souvent déloyale) et la prise de pouvoir. Et nos enfants sont au milieu.... c'est là le modèle que nous leur offrons... heureusement pour eux, nos enfants sont super costauds ! 
Le fait, Eric, qu'il  y ait une telle disproportion entre vos méthodes d'éducation et le fait que N. y réagisse ainsi, c'est un argument supplémentaire en ta faveur, argument que tu peux faire constater facilement par un pédiatre ou un pédo-psychiatre. Peut être devras-tu en arriver là un jour... dans l'intérêt de ton fils. Tu vois que N. sait déjà montrer où il se sent bien... Tu n'as aucune crainte à avoir quant à son affection pour toi, même si tu le vois moins en ce moment....
bon courage pour tout... et à tous !

Marie Bland 03/11/2006 10:25

Eduquer (le mot me déplaît) un enfant est chose compliquée, c'est vrai. Mais pas tant que cela finalement, je dirais qu'on le guide et qu'on lui montre le chemin. L'enfant n'est parfois pas d'accord, et il en a le droit, comme il a le droit d'être en colère.
Ne pas céder n'est pas une réponse. Lorsqu'un enfant exprime quelque chose, il ne va pas l'exprimer comme nous le faisons, nous adultes, il va utiliser d'autres moyens et il faut absolument tenter de comprendre ce qu'il nous demande, ce qu'il nous dit.
Mais de la même façon, il doit comprendre que nous aussi, adultes, avons des envies, des colères et des obligations que nous devons respecter. Ainsi, il est difficile pour un petit de comprendre qu'on le laisse à la crèche, mais nous parents, avons un travail et une vie.
L'enfant a du mal à le comprendre, mais il y viendra. L'enfant est un individu à part entière, mais nous le sommes aussi. On ne dépose pas un enfant à la crèche comme une voiture au gardien ou un paquet à la poste, mais il faut souvent faire très vite pour éviter le déchirement de la séparation, je connais tout cela, je l'ai vécu si longtemps.
J'ai tant de fois accompagné mes enfants à la crèche, je faisais vite pour ne pas laisser s'installer l'insupportable, et je partais vers mon travail avec les larmes aux yeux ou le coeur qui battait la chamade, et ça personne ne le voyait. Pensez que les parents qui doivent laisser leur enfant pour aller travailler ne nagent pas dans le bonheur.
Bonne journée.