Dimanche 21 septembre 2008
Week end du patrimoine c'était.
Vingt cinq ans que ça existe ai-je lu.
Que le ... mais je crois que je l'ai déjà dit cette semaine !
Je n'y avais jamais participé.
Cette année j'ai voulu aller visiter la BNU, la bibliothèque nationale universitaire, la deuxième du pays avec ses trois millions d'ouvrages.
J'étais en fait alléché par le récit qu'un copain m'avait fait des kilomètres de galeries qui se trouvait sous la place de la République.
Ah bon, là, sous mes propres pieds à moi, eh bien ça alors !
J'ai vendu le truc à N, pas plus enthousiasmé que ça au départ, et nous y sommes allés ce matin.
Ce fut un peu décevant il faut
convenir.
Déjà pas de visite des sous sols et des galeries.
Pas de chance hein ! :-)
Sur une heure de visite guidée nous aurons passé cinq minutes à l'entrée devant quatres photos, dix à arpenter des couloirs et des
escaliers qui n'ont rien à envier à ceux d'une quelconque administration, dix autres devant un écran pour nous expliquer les modalités de prêt et tout autant devant les plans du futur projet de
transformation.
Je serai bien ingrat si je ne mentionnais pas non plus la salle des microfilms et ses inoubliables et incomparables classeurs métalliques
,qui vaut sans doute d'être inscrit au programme de tous les tours opérators, comme la photo vous le montre !
Il restera une courte visite à un atelier de restauration à ce point bien rangé que cela perd finalement tout intérêt et une autre à la coupole,
le dôme en verre qui surplombe le bâtiment.
C'est pour nombre de lieux un peu la contradiction de ces journées du patrimoine.
La bnu n'est pas un musée et n'a pas vocation en dehors de ses expositions de présenter au public ses inestimables trésors.
Elle est riche de milliers de documents qui sont d'une extrème rareté et fragilité et on voit mal le public se promener au milieux des papyrus
et autres incunables.
C'est un lieu de conservation, de travail, de restauration et de prêt. Mais sur les 3 millions de documents seuls 35 000 des plus usuels sont
accès direct dans les salles de lecture. Les autres doivent faire l'objet d'une demande et sont dissiminés à travers une infinité de magasins.
D'une certaine manière c'est un peu dommage.
J'aurais aimé voir ces kilomètres de galeries remplis de bouquins. J'aurais voulu voir comment et dans quelles conditions sont conservés les
documents et manuscrits. J'aurais aimé voir comment ils sont manipulés ...
Et puis je suis certain que N aurait pris beaucoup de plaisir à dessiner et colorier sur un papyrus !
Pour que ce billet ne soit pas complètement inutile voici la BNU en quelques chiffres.
- Plus de 220 000 ouvrages sont antérieurs à 1810 dont près de 2000 incunables.
- Au département Papyrologie on trouve 5200 papy russes (très bien conservés) et 5000 volumes en Egyptologie.
- La numismatique compte 39 000 monnaies et autres objets monétiformes.
- Ce qu'on nomme Iconographie (affiches, CP, estampes, ex libris, tracts ... etc) recèle 30 000 documents relatifs à l'Alsace et un fond général
de 25 000 unités.
- 4000 cartes d'Alsace et 40 000 cartes généralistes
- Un peu plus de 6700 manuscrits de toutes époques
Et comme si cela ne suffisait pas, le fond s'accroit de près de 25 000 document par an, sans compter les périodiques. Pas moins de 6000
abonnements en cours !!!
Et nos blogs, ils vont les conserver aussi ? :-)
Puisqu'on est à parler de patrimoine et que mon appart se trouve juste en face je ne résiste pas au plaisir de vous le montrer.
Léger, aéré, simple, sans fioriture, modeste ...
Ce quartier date en fait de la fin du XIX ème siècle, à un moment ou l'Alsace était terre teutonne. Ce qu'on nomme aujourd'hui Palais du Rhin
est l'ancien Palais Impérial de Guillaume II.
Le bonhomme n'y serait venu que cinq fois en quinze ans raconte t-on ...


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