Comme je dois le ramener vers 19 heures il nous faut repartir à 18h30.
J'ai trouvé ça un peu lourd quand sa mère m'a parlé de cette petite fête.
Seulement elle avait déjà acheté le cadeau du petit copain et N. lui avait aussi déjà fait un joli dessin.
Le petit adore ce genre de petites fêtes et j'ai compris que sa mère lui avait clairement dit qu'il irait.
J'ai surtout compris que N n'aurait pas compris si là je disais non.
Lui expliquer que quand ce sont les week end avec papa, c'est d'abord papa qui décide ?
Ma petite bouille en cet instant s'en foutait royalement et je n'ai pas eu le coeur d'éteindre son enthousiame.
La maman qui a tout bien préparé me dit "bien sûr tu peux dire non", puis ajoute "moi non plus ça ne met plait pas trop le dimanche mais si ça t'arrange je peux aller le chercher".
Une finaude l'ex moi je vous dis !
Bien sûr que ça m'arrange. Et puis lui aussi, qui sera à deux pas de son chez lui là bas et que ça n'amuse pas non plus de faire trois heures de voiture dans l'après midi.
En clair et en bref mon week end avec N. se terminera dimanche à 14h30
Ce n'est pas bien grave sinon que le petit est manipulé et le père placardé et une fois encore roulé dans la farine.
Plus que les faits c'est le principe que je relève dans cette anecdote.
Ce n'est pas bien grave mais il faut se méfier de toutes ces petites choses pas bien graves en soi qui s'accumulant finissent par s'instituer en système destructeur.
Au delà de cette anecdote, la situation se serait quand même présentée.
Et là c'est plus compliqué.
Alors oui c'est le week end de papa.
Mais jusqu'ou je suis décideur de notre temps ? C'est aussi son temps et sa vie.
Mon fils ne m'appartient pas. Il n'est pas une chose qu'on se refile de week en week et qu'on pose sur une étagère.
C'est le point commun avec l'histoire de Jean Marc.
Nos enfants ont aussi une vie ailleurs. Là bas. Et il y a un tas de choses qui nous échappent fatalement.
Moins mon fils encore mais un ado a aussi envie de profiter de son week end.
Là bas ils ont des activités, des copains, des copines ...
Aimer nos enfants ce n'est pas non plus chercher nous les approprier.
Ces questions restent pour moi ouvertes ...