Dans un commentaire au billet précédent Gilren me dit que je vais devoir aussi faire des compromis sur la culture.
Moi vivant, jamais, vous entendez Monsieur, jamais !
C'est beau et je joins le geste à l'affirmation de ma péremptoire sentence.
Les séparations il y en a de toutes sortes.
La mienne s'accompagne aussi d'un choc des cultures.
Je ne m'accorde pas avec un certain nombre de valeurs de vie de mon ex femme.
Pas de quoi faire un billet plié en quatre sinon que lorsqu'il y a des enfants ces divergeances sont amenées à se confronter et s'opposer à travers l'éducation qu'on donne ou souhaite donner aux enfants.
Et là je trouve le papa bien embêté.
Il faut à la fois veiller à ne pas chambouler la tête de l'enfant, ne pas soi même profiter de l'occasion pour tirer à boulets rouges sur l'autre ("Ah c'est bien ta mère de penser ça !") et ne pas se renier.
Par exemple l'autorité. L'idée qu'on s'en fait et la façon dont on l'exerce.
La maman s'est plaint plusieurs fois ces derniers mois que le petit ne lui obéit pas. Est-ce que j'avais de mon côté à me plaindre de quelque chose ?
Non ... ou oui. Cela dépend ou est placé le curseur !
Je n'attend pas une obéissance de petit soldat de la part de mon fils. Quand je dis "on va bientôt manger, termine ce que tu fais et range" il le fait ... à son rythme.
Pour la maman ce rythme de l'enfant est une marque de désobéissance.
Il est en conséquence souvent puni ou réprimandé pour des broutilles qui ne dérengent que sa mère.
En guise de punition il est aussi par exemple envoyé au coin. Au coin !! Au coincoin, au coin toi même non mais !
En tant que père ça me gêne et c'est peu de le dire.
Je ne fais là aucune concession. Je subis seulement et j'enrage de ne pouvoir m'exprimer sur des questions importantes concernant l'éducation de mon fils autrement que sur ce blog.
Reconnaitre la place des pères auprès de leurs enfant sans leur permettre d'exercer leur autorité c'est un peu comme de faire un petit pipi dans un stradivarius.
Mais nous y arriverons ....