Je suis sensé protéger mon fils dans sa sécurité, sa santé et sa morale pour assurer son éducation et permettre son développement dans le respect du à sa personne.
C'est indiqué à l'article 371.1 du code civil. Il est aussi dit à l'article 373.2 que la séparation n'éteint ni mes droits ni mes devoirs et établit que la séparation des parents est sans incidence sur les règles de dévolution de l'autorité parentale.
L'article 371.1 ayant encore précisé que cette autorité parentale appartient aux père et mère jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant, la boucle est bouclée.
C'est beau.
Il y a une contradiction entre le divorce qui redonne à chacun le droit à ce qu'il veut de sa vie et l'exercice conjoint de l'autorité parentale qui maintient necessairement un lien et donne un droit de regard sur les choix et décisions de l'autre parent dès que ceux-ci touchent à l'enfant. Du moins en théorie.
Comment donner du sens et du contenu à la loi sans poser la question des limites de la liberté à laisser au parent qui a la résidence principale.
Pour assurer une quelquonque protection et éducation à un enfant il faut à défaut de vivre avec lui le voir souvent, régulièrement et dans de bonnes conditions.
Quand la liberté laissée à l'un empêche cela il faut peut être interroger cette liberté.
Moi depuis un moment les articles 371.1 et 373.2 je m'en fais des papillotes.
Je n'existe que par ma résistance et je n'ai rien si je ne m'invite pas en permanence.
Ce n'est pas l'esprit de la loi.
Dessin de Derrick Chow
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