J'aurais donc fini par sombrer dans le sommeil. Avec la même grâce je crois qu'une bouse s'écrasant dans l'herbe humide de la rosée du matin si proche.
Quand je me suis réveillé quatre heures plus tard c'était moi la bouse.
La même légèreté et la même vivacité d'esprit. Si on m'avait demandé combien font deux et deux j'aurais sans doute d'abord mis cinq minutes à trouver mes doigts avant de commencer à compter.
La semaine prochaine à cette heure avec petit N. nous serons au soleil.
Je suis content de partir et en même temps mal à l'aise.
J'ai des candidatures en attente et je vais me trouver marron si je suis convoqué pour un entretien.
Ce serait un peu bête de revenir pour un rendez vous à l'issue toujours incertaine, tout autant de se sortir soi même de la course.
J'ai longtemps hésité à partir.
Emmener N. et revenir pour rester disponible. Pas de raison en effet de le priver de ses grands parents et eux de leur petit fils. Déjà qu'ils ne se voient pas beaucoup.
Et puis de nouveau aller le rechercher à la fin du mois. Solution hors budget.
Et moi à me glander tout le mois d'aôut loin de mon fils au cas où. Ce n'est pas non plus la période la plus active.
Sans compter que je n'ai guère les moyens de rester ici.
C'est un peu l'histoire de ce pauvre âne de Buridan, incapable de se décider entre son seau d'eau et son seau d'avoine.
Pour le moment cela ne sert à rien de me faire des noeuds aux synapses.
Et puis j'ai aussi besoin de voir mes parents, de me reposer, de lâcher du lest, laisser un peu courrir ...
On verra comme dit ...
.